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LES CLANDESTINES : LOIN/LONTANO

Les clandestines2

Théâtre chanté

Le chant, et notamment le chant traditionnel, crée des liens entre les hommes et permet d’établir des ponts entre les cultures.

LOIN / Lontano est un spectacle tissé de chants, de lettres et de témoignages, qui réveille des histoires anciennes de départ, de séparation, de voyage sans retour. Un spectacle qui raconte l’exil. Celui des 30 millions d’Italiens qui ont quitté leur pays au cours des 19e et 20e siècles. Celui, plus universel, que chacun peut être amené à éprouver.

Dans ce spectacle, les Clandestines et le musicien Vincent Posty mettent en tension tradition musicale et création contemporaine pour interroger notre façon d’habiter le monde aujourd’hui. En plusieurs langues, brute ou poétique, la parole est vive et circule.

Les Clandestines mettent leur répertoire en voix et en mouvement à l’occasion de nombreux festivals en France, Italie, Suisse, Autriche, Roumanie, Israël…

Au lycée Marie Curie, elles feront une place dans leur spectacle à un groupe d’élèves italianistes rencontrés lors de deux séances d’ateliers…

L’AUTRE : le demandeur d’asile et son témoin

Rencontre avec Simone FLUHR autour de la projection du film LES ECLAIREURS

Dans une maison jaune au cœur de Strasbourg, des gens venus de tous les coins du monde livrent par bribes leur espoir de trouver un refuge suite aux persécutions qui les ont fait basculer dans l'exil. Progressivement, une autre violence va se superposer à la violence passée : celle qu'on leur fait subir, ici, chez nous…

Ce film fait état d’un bilan lourd : la traque policière quotidienne qui s’intensifie, les centres de rétention qui se remplissent, les expulsions, la « politique du chiffre »… Il fait se questionner sur l'état d'une société criminalisant ceux qui cherchent la sécurité et notre protection. Il montre aussi le combat mené au quotidien par les citoyens qui sont les témoins, plus ou moins impuissants, de leur désespérance.

Simone Fluhr travaille avec des demandeurs d’asile depuis une vingtaine d’années. Le film a été tourné au Casas (Collectif d’accueil des solliciteurs d’asile de Strasbourg). L’association Casas a pour mission d’aider les demandeurs d’asile à constituer leur dossier en vue de l’obtention du statut de réfugié. Après presque 30 ans d’activité, l’existence de Casas est aujourd’hui menacée…
Simone Fluhr a aussi publié le livre Mon pays n'est pas sûr, un recueil de témoignages de demandeurs d'asile, pendant les années 2000-2011.
Daniel Coche est auteur-réalisateur d’une trentaine de films principalement documentaires.
Le film LES ECLAIREURS, qu’ils ont réalisé en 2011, a été présenté à : Festival international du film des droits de l'homme (Paris et régions, 2011-2012), Festival Millenium (Bruxelles, 2012), Festival Ecollywood (Lille, 2012), Festival du film engagé (Thann, 2012), Festival du film des droits de l'homme du Gard (Nîmes, 2013).

SWING, de Tony Gatlif (2002)

steinbergerCONFERENCE DE DOMINIQUE STEINBERGER, président de l’association ARPOMT -Association pour une recherche pédagogique ouverte en milieu tsigane-

 

En vacances à Strasbourg, le jeune Max découvre le jazz manouche en écoutant jouer Miraldo (dont le personnage est inspiré et interprété par un des plus grands guitaristes de jazz manouche, Tchavolo Schmitt). Cette musique devient sa passion et le conduit vers le quartier des manouches où il achète une vieille guitare. Grâce aux cours que Miraldo veut bien lui donner, Max va faire l'apprentissage de la musique et de la culture manouches. Très vite, il devient l'ami de Swing, jeune manouche de son âge qui le fascine par son assurance et sa liberté.

Le titre du film annonce aussi une mise à l’honneur du swing manouche, que Miraldo aime marier lors de scènes de fêtes insensées, au kletzmer des juifs et à la musique arabe des Marocains. Dans Swing, Gatlif aborde le mélange des cultures, le rêve aussi bien que l’histoire. 

Avec : Oscar COPP (Max) - Lou RECH (Swing) - Tchavolo SCHMITT (Miraldo) - Mandino REINHARDT (Mandino) - Abdellatif CHAARANI (Khalid)…

Né à Alger d’un père kabyle et d’une mère gitane, Tony Gatlif est arrivé en France en 1960, durant la guerre d’Algérie. S’en suit un parcours difficile, qui va de la maison de redressement à la découverte de l’art dramatique. Dans les années 1970, Gatlif aborde la réalisation de films, avec La Tête en ruine. Rapidement, il approfondit un thème de prédilection : les Roms du monde entier, chez qui il apprécie l’idée de la « communauté en mouvement » tout comme la richesse de l’univers musical. Cependant, Gatlif reste réticent à l’idée d’un rattachement exclusif à une communauté, et préfère quant à lui se définir comme un « méditerranéen ».

Le parcours défi des bâtisseurs

La cathédrale de Strasbourg, chef d’oeuvre de l’altérité?
 
Derrière l’impression de cohérence que procure l’harmonieuse façade de notre cathédrale, il y a des maîtres d’oeuvre et des artisans venus d’horizons différents, travaillant à des époques différentes, avec des techniques et des inspirations qui n’étaient pas forcément prévues pour se marier aussi aisément qu’il n’y paraît...
 
Les élèves de Seconde ont au programme d’Histoire L’Occident chrétien et l’étude d’une cathédrale. A Strasbourg, nous sommes, sur ce plan là, bien servis...
 
La séance proposée aux élèves est construite à partir du tout récent film LE DEFI DES BATISSEURS, de Marc Jampolsky, sorti fin 2012.
 
“Le film raconte l’histoire de ces fameux maîtres d’œuvres qui, travaillant dans toute l’Europe sur différents chantiers, ont contribué à édifier l’un des joyaux de l’architecture gothique et le plus haut monument de la Chrétienté jusqu’au 19ème Siècle : la Cathédrale de Strasbourg. Pour raconter cette grande aventure humaine, ce docu-fiction combine à la fois enquête, reconstitutions historiques, entretiens et images de synthèse. L’enquête est menée auprès d’historiens et de spécialistes contemporains, mais aussi dans le passé, en allant interroger les maîtres d’œuvre qui ont participé à la construction de l’édifice. Ces architectes, dont Erwin de Steinbach est le représentant le plus célèbre, sont incarnés par des comédiens dans des séquences de fiction. À travers eux, se révèlent les secrets de fabrication de cette prouesse architecturale, mais aussi la vie des maîtres d’œuvres, l’organisation sociale du chantier, le jeu des influences et le rayonnement européen du projet, enfin le contexte politico-religieux dans lequel il se développe.”
 
Stéphane POTIER, architecte, a participé à la réalisation de ce film.
Il nous fait l’honneur et le plaisir de venir dans notre lycée pour montrer aux élèves comment et dans quel esprit il travaille sur la cathédrale de Strasbourg et ses plans, depuis plusieurs années, en utilisant les outils de modélisation 3D (voir sa présentation dans la rubrique PARTENAIRES).
 
Vous pouvez également télécharger une application android, ou i-os pour découvrir la cathédrale sous un angle différent.

« LA QUESTION SANS REPONSE » 

Exécution d’une œuvre de Charles IVES, The Unanswered Question, par des élèves de l’option musique, dirigés par M. LEPHAY.

L’œuvre est écrite pour trois groupes d’instruments : un groupe de cordes, un groupe de bois et une trompette.

Ces groupes sont répartis dans l’espace et jouent leur propre musique « chacun dans leur coin » en s’ignorant consciencieusement : la trompette lance des appels qui ne trouvent pas de réponse (The Unanswered Question…), ni dans le groupe des cordes, ni dans le groupe des bois…

Latourex

latourex2Joël Henry adore mettre les uns au contact des autres en les faisant se rencontrer dans des lieux étonnants.
Il fourmille d'idées et a créé entre autres des vélo-routes "vers la mer" pour relier Strasbourg à l'océan,
il a conçu des jeux de l'oie géants dans Strasbourg où celui qui tombait sur la case "vaisselle " se rendait
chez des habitants gagner le droit de continuer à avancer,
il invite ses amis et les amis de ses amis à des "apéros-sauvages" situés dans une friche industrielle du port de Rhin, sur le grand escalator de la Gare,
devant la statue du Palais de la musique et des Congrès...
 
De l'agoratourisme ou zygotourisme, cet homme est de ceux qui arpentent sans fin, explorent autrement, souvent à contre-courant :
 
Adepte du tourisme expérimental qui instaure une nouvelle manière de voyager aléatoire, riche de rencontres et de découvertes improbables,
 
... que va-t-il proposer aux élèves de Marie Curie dans le cadre du festival ?
"Je suis parti du stabile de Calder, un artiste dont je suis fan au point d’avoir chez moi depuis des années une grande lithographie de lui. Très colorée, elle représente une « gidouille » : une spirale sénestrogyre (c’est à dire qui tourne à gauche contrairement au sens des aiguilles d’une montre) et qui se trouve être aussi l’icône de la pataphysique , la science de l’imaginaire fondée par Alfred Jarry.
Pardon pour cette intro un peu pédante mais la pataphysique, qui ouvre sur un univers de création très large et fabuleux mérite vraiment d’être étudié. On trouve plein de renseignements sur Internet.
Tout ça pour dire que je vous propose une « promenade gidouille », selon un protocole du Latourex (www.latourex.org) un organisme qui doit d’ailleurs beaucoup à la pataphysique.
La promenade gidouille consiste à partir à pied d’un point donné, en l’occurrence le portail de Marie Curie, de prendre la rue à gauche et de tourner en spirale , en s’éloignant progressivement du point de départ, de manière à ne jamais revenir sur ces pas. Ce genre de parcours en spirale (qui nécessite un plan ou une carte) peut théoriquement, si on ne rencontre pas d’obstacle infranchissable, mener jusqu’au bout du continent à Gibraltar, en Laponie, au sud de l’Inde ou de la Chine…
Je suggère, qu’on   commence modestement par une promenade gidouille de deux heures qui ne nous éloignera pas trop de l’Esplanade mais permettra de retrouver le plaisir de se balader ensemble en ville, une habitude qui s’est un peu perdue.
Mais, me direz-vous, quel lien avec l’altérité ?
D’abord, en esquissant le départ de la balade sur le plan de Strasbourg , elle nous emmène par des rues et places qui portent des noms d’ailleurs: Leicester, Boston, Stuttgart, Londres, Cambridge, Oxford, Nicosie, Istanbul…
Ensuite, en marchant ensemble en général on papote , c’est une bonne façon de faire connaissance avec l’autre. Et puis enfin l’altérité voire l’exotisme loge dans mille détails   sur le chemin. A chacun de les traquer muni de ses outils favoris ; crayon, stylo, appareil photo …ou rien du tout en comptant juste sur sa mémoire."
 

Elephant man par David Lynch

Le film réalisé par David Lynch, Elephant man, raconte l’histoire véridique de John Merrick, un jeune homme atteint d’une terrible maladie qui fait de lui un homme difforme et proprement monstrueux.

Comment le réalisateur traite-t-il la question de la monstruosité ? Quelle est notre rapport à la laideur et à la différence ? Le cinéma peut-il nous inciter à faire preuve de davantage d’humanité ?


 

Les élèves de 1ère S1 vous proposent d’analyser quelques séquences emblématiques du film afin d’en débattre ensuite

« L’Espla, en jeu(x) »

« Du campus au quartier, la ville est là, j'entends sa rumeur », une approche polyphonique de l'Esplanade- octobre 2012- Production La ville est un théâtre, en collaboration avec Amup, dans le cadre des Journées de l'Architecture.

© Isabelle Lechner

Invitation à découvrir, à jouer et à échanger autour de voyages singuliers à l'Esplanade (sons, images et vidéos,…)

 

Véronique Ejnès de La ville est un théâtre et Florence Rudolf, d’Amup, laboratoire de recherche en architecture et en urbanisme, adossé à l’Ensas et l’Insa de Strasbourg, vous invitent à partager de petites expériences dans la ville, à croiser les regards.

 

Promenez-vous dans le quartier de l’Esplanade, explorez en les rues et les places, les limites, le cœur, le beau et le laid, l’ordinaire et le singulier, le mouvement et les gens,… Jouez avec vos sensations, vos émotions, et laissez vous guider par elles. Prenez des photos, comme si vous preniez des notes. Laissez reposer.

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« Du campus au quartier, la ville est là, j'entends sa rumeur », une approche polyphonique de l'Esplanade- octobre 2012- Production La ville est un théâtre, en collaboration avec Amup, dans le cadre des Journées de l'Architecture.

© Alain Riff

Choisissez en deux, parmi celles que vous aurez prises, légendez-les, comme pour une carte postale et venez partager avec nous, ces instantanés, « fabrique » de nouveaux souvenirs.

 

En échange, des étudiants du Master Urbanisme et Aménagement*,auprès desquels, nous avons animé l’atelier de médiation culturelle, projetteront et commenteront leurs propres réalisations, sur l’Esplanade.

 

 

A notre tour, nous vous présenterons la vidéo réalisée à partir du projet « Espla, années 70 », une déambulation poétique, mise en voix et en espace sur le campus de l’Esplanade, dans le cadre des Journées de l’Architecture en 2010 et inspirée par des textes d’habitants, d’étudiants du quartier et d’ailleurs.

 

En 2012, une nouvelle réalisation : « Du campus au quartier, la ville est là j’entends sa rumeur » proposée dans le cadre des Journées de l’Architecture, en lien avec l’Atelier Urbain, s’est déployée, du campus au centre commercial de l’Esplanade. Il s’agissait d’écouter pour mieux voir, de rendre poreuses, les limites entre espace public et espace privé. Une vidéo d’artiste en portera témoignage.

 

*UDS, INSA et ENSAS

La place de l'homme dans l'univers

Entre physique et métaphysique !
Qui et que sommes-nous dans cet Univers ? (Sommes-nous seul ? D'où venons-nous ?)
De l'identité à l'altérité : quand la science s'en mêle.
Un café scientifique animé par Hervé Wozniak, directeur de l'observatoire de Strasbourg et Frédéric Marin chercheur à l'observatoire de Strasbourg.
Plaque fixée sur la sonde Pioner 10 dans l'éventualité de sa rencontre avec une civilisation extraterrestre.

L’intégration à la française a-t-elle un problème ?

L’intégration à la française a-t-elle un problème ?

Entre crise économique et sociale et montée des extrémismes la société française ne cache plus ses peurs et son rejet de l’autre.

Peut-on encore parler de la réussite du modèle d’intégration de la France ?

C’est dans ce contexte qu’Huges Lagrange a publié en 2010 un ouvrage (Le déni des cultures) qui nous invite à pendre en compte avec plus de lucidité le facteur culturel pour expliquer les difficultés de la société française à intégrer ses immigrés et interpeller les responsables politiques.

Dans le cadre du festival « Nous autres et toi » Hughes Lagrange (enseignant à Sciences Po Paris et chercheur au CNRS) a accepté de venir rencontrer élèves, parents, responsables politiques et éducatifs au lycée Marie Curie le mardi 2 avril pour débattre de ces questions.

Huges lagrance vient de Publier au Seuil un nouvel ouvrage :

En terre étrangère. Vies d’immigrés du Sahel en Île de France